Édito

Éditorial du Flash-info de juillet-août 2019

Voici une histoire que j’ai entendue raconter il y a longtemps, comme un certain nombre d’entre nous sans doute :

« Tous les matins, le conteur préféré du roi d’un grand pays d’Orient descend au bord de l’océan. Tous les matins il vient raconter une histoire à l’océan, tous les matins c’est une histoire nouvelle. Et tous les matins, l’océan roule ses vagues jusqu’aux pieds du conteur. Si un jour le conteur ne venait plus, qui sait ce que ferait l’océan ? » Une idée de réponse… ?

Oui, je sais, c’est symbolique, tout ça, c’est du conte, ça n’appelle pas vraiment de réponse. Et pourtant, j’ai bien peur d’en avoir une…

Comme la Méditerranée le fait régulièrement sur les côtes de Libye et d’Italie, je dirais que l’océan recracherait des corps. Un, deux, dix, cent, des milliers de corps issus des derniers naufrages. Des êtres humains qui « n’avaient pas de bonnes raisons de partir de chez eux », si l’on en croit nos ministres, et qui ont néanmoins préféré prendre le risque de la noyade plutôt que de rester tranquillement, raisonnablement, dans la sous-vie que notre tranquillité leur assigne. Quel matin avons-nous cessé de venir raconter des histoires à l’océan ? Quand avons-nous cessé de participer, là où nous sommes, à la régulation de la violence du monde? Si notre parole a la puissance de faire que l’océan fasse son boulot d’océan, pourquoi autorisons-nous le roi à prendre possession de la plage pour en faire une frontière, à monopoliser la parole à ses propres fins, lesquelles ne peuvent pas être celles de la vie qui, toujours, circule ?

Et, peut-être plus important encore : jusqu’à quand ? Jusqu’à quel cadavre, jusqu’à quel sursaut, quelle ultime tentative de dévitaliser nos mots sera celle de trop, qui nous conduira tous ensemble à reprendre le fil de ces histoires que nous devons raconter, chaque matin, pour être ce que nous sommes ? Ces questions-là non plus, sans doute, n’appellent pas de réponse. Et pourtant, comment les laisser de côté à l’heure du grand repos général ? A quoi sert l’APAC si elle ne sert pas, au moins, à les poser… ?

François et le collège

Éditorial du Flash-info de juin 2019

L’été est là et l’AG de septembre approche…

Nous nous retrouverons à Nevers : Espace Bernadette Soubirous
 (à 600m de la Gare).

L’AG débutera le 9 septembre par une AC autour de l’improvisation.
Puis les 10 et 11 septembre : AG statutaire.

Au programme (entre autres) :

• Un projet un peu fou d’une Année du Conte, organisée avec le RNCAP
(réseau de structures liées au conte)
• La mise en place d’une instance de recours en cas de crise « conseil des sages, ou autre nom ? », selon les souhaits de plusieurs groupes lors de l’AG drômoise
• Le développement de nos échanges à l’international, suite à notre départ de Fest
• Une large place sera accordée aux commissions qui ont travaillé cette année, ainsi qu’aux AC qui ont eu lieu
• Divers ateliers liés à nos pratiques concrètes ( SACD, promotion sur le WEB,impôts et frais réels, statut officiel, …)
• Et, bien sûr, l’élection de 6-7 nouveaux collégiens, avec des mandats de 1, 2 ou 3 ans.
Vous recevrez bientôt tous les documents nécessaires…

Afin de faciliter le travail des collèges à venir, le cercle des Compagnons devra s’élargir à de nouvelles compétences : Les Apaches qui ont une expérience dans les domaines suivants : Archivage, Traduction (anglais, espagnol), Correction, Comptabilité, sont invités à se faire connaitre !

Mais pour l’heure,
Place au soleil,
Que vos paroles soient belles !

Le collège

A découvrir aussi au musée des beaux arts de Nevers sous le titre évocateur :

« Le collège de l’APAC et son fier panache montrant la voie aux apaches sous le regard bienveillant de l’ange de la parole »