{"id":3546,"date":"2024-05-14T22:11:45","date_gmt":"2024-05-14T20:11:45","guid":{"rendered":"https:\/\/conteurspro.fr\/site\/?p=3546"},"modified":"2024-07-25T11:43:00","modified_gmt":"2024-07-25T09:43:00","slug":"hommage-a-henri-gougaud","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/conteurspro.fr\/site\/2024\/05\/14\/hommage-a-henri-gougaud\/","title":{"rendered":"Hommage \u00e0 Henri Gougaud"},"content":{"rendered":"\n<p>Lorsque s&rsquo;en vont ceux d&rsquo;entre nous qui ont port\u00e9 haut leur flamme, partageant lalumi\u00e8re de leur po\u00e9sie, impossible d&rsquo;\u00e9crire qu&rsquo;ils se seraient \u00ab\u00a0\u00e9teints\u00a0\u00bb!<br>En ce 6 mai 2024, Henri Gougaud a quitt\u00e9 ce monde\u2026 Seulement pour ce qui est de sa part palpable.<br>Amiti\u00e9 ind\u00e9l\u00e9bile, reconnaissance, respect, admiration\u2026 Tels sont les mots que levent apporte \u00e0 nos oreilles, avec des accents de partout.<br>L&rsquo;APACC rend hommage \u00e0 l&rsquo;homme, au conteur, au po\u00e8te, au transmetteur.<br>Henri Gougaud fut grand tisseur de litt\u00e9ratures orales et \u00e9crites. Leur \u00e9treinte futsouvent ind\u00e9m\u00ealable, car le mariage \u00e9tait heureux !<br>Ceux qui ont suivi longuement son atelier parlent d&rsquo;un ma\u00eetre d&rsquo;oeuvre, qui accompagne chacun dans une grande bienveillance, transmet les secrets de l&rsquo;outil, en soulignant l&rsquo;importance d&rsquo;\u00eatre toujours libre\u2026<br><br>Lorsque les apprentis commen\u00e7aient \u00e0 fortifier leurs ailes, il leur disait de suivre leur propre chemin, en restant fid\u00e8les \u00e0 eux-m\u00eames.<br>Voici donc le moment venu, Henri, de te dire un immense merci.<br>Pour beaucoup d&rsquo;entre nous, c&rsquo;est avec le coeur gros, mais pleins de tes mots.<br>Nous te souhaitons bon voyage.<\/p>\n\n\n\n<p><br>PS : Il nous pla\u00eet de penser qu&rsquo;\u00e0 ton arriv\u00e9e, ce sacr\u00e9 Bernard Pivot t&rsquo;ait ouvert laporte en disant : \u00ab\u00a0Ah te voil\u00e0, Henri. Installe-toi. On va faire le tour ensemble, je viensjuste d&rsquo;arriver!\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Voici, un texte d&rsquo;hommage de Nathalie, qui a travaill\u00e9 longtemps \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p><br><em>Henri Gougaud est mort.<br>Impossible.<br>C&rsquo;est une fake news.<br>Il nous fait un tour \u00e0 la Nasr Eddin : Alors qu&rsquo;un moribond r\u00e9veill\u00e9 tambourinedans son cercueil et r\u00e9clame de sortir, le hadj chuchote : \u00ab Arr\u00eate de bouger et tais-toi ! Tu vas pouvoir entendre ton \u00e9loge fun\u00e8bre, veinard ! \u00bb<br>Henri Gougaud aurait certainement aim\u00e9 entendre son \u00e9loge fun\u00e8bre. Il ne craignait pas de dire que les compliments l&rsquo;\u00e9moustillaient et lui donnaient du coeur \u00e0 l&rsquo;ouvrage. Un jour qu&rsquo;il doutait de son \u00e9criture et qu&rsquo;il avait d\u00e9laiss\u00e9 sonbureau pour faire sombrement le tour du lac de Vincennes, il a vu une femme sur un banc qui lisait B\u00e9libaste. Joyeux, il est retourn\u00e9 \u00e0 sa plume.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Henri Gougaud est mort.<br>Impossible.<br>Il semblait si fort plant\u00e9 l\u00e0, dans le temps. Il semblait \u00e9ternel. De sa voixtranquille et chantante, il semblait conter \u00e0 l&rsquo;oreille pour l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9. On pouvaitm\u00eame se dire qu&rsquo;au jour de notre propre mort, il viendrait nous veiller. Il n&rsquo;avaitpas d&rsquo;\u00e2ge. Comme si, \u00e0 un moment donn\u00e9, il s&rsquo;\u00e9tait arr\u00eat\u00e9 de vieillir.<br>Henri Gougaud est mort.<br>Impossible de dire des p\u00e9riphrases comme \u00ab il est parti, il nous a quitt\u00e9s, il apass\u00e9 \u00bb.<br>Il est mort.<br>Il n&rsquo;avait pas peur du mot. Il en parlait famili\u00e8rement comme d&rsquo;une simpledouane qui n&rsquo;interrompt certainement pas la vie. La mort arr\u00eate juste lebattement d&rsquo;un corps. Il disait m\u00eame que la mort ne r\u00e9sout rien et que le myst\u00e8rese d\u00e9robe encore dans l&rsquo;au-del\u00e0. Que c&rsquo;est une \u00e9tape avant de revenir ripailler denouveau avec les ignares.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Henri Gougaud est mort.<br>Non. Comme il l&rsquo;a dit, ses mots restent, sa voix nous reste. Il a dit ce qu&rsquo;il avait \u00e0dire, et \u00e0 le dire il a d\u00e9di\u00e9 sa vie. Il nous a laiss\u00e9 une oeuvre immense, uneprofusion de romans, de livres de contes, de chansons, de po\u00e8mes\u2026 Il travaillaitbeaucoup, il travaillait lentement. Chez lui la tortue l&#8217;emportait sur le li\u00e8vre.D&rsquo;un pas \u00e9gal et r\u00e9gulier, il composait ses livres. Apr\u00e8s avoir fui ses originespaysannes, il les avait rejointes, disait-il : chaque jour, \u00e0 l&rsquo;encre, il tra\u00e7ait dessillons.<br>Cette oeuvre prolifique nous reste. D\u00e8s qu&rsquo;on le lit, on l&rsquo;entend. Sa voix, sa parolesont intens\u00e9ment nourrissantes. C&rsquo;est une averse sur l&rsquo;herbe s\u00e8che, un rayon quimue l&rsquo;herbe en fleur.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Henri Gougaud est mort.<br>Il emporte avec lui un monde qui rend profond\u00e9ment nostalgique. L&rsquo;atmosph\u00e8rede ces a\u00e8des des ann\u00e9es d&rsquo;apr\u00e8s-guerre, qui se m\u00e9fiaient du fric et du pouvoir.L&rsquo;atmosph\u00e8re des Brassens, des chanteurs de l\u2019\u00c9cluse, des anarchistes.\u00abL&rsquo;avidit\u00e9 ( des humains), dit l&rsquo;ange dans \u00ab le rire de l&rsquo;ange \u00bb, la hargne dego\u00fbter \u00e0 la toute puissance, voil\u00e0 leur maladie. C&rsquo;est comme un puits qui lesfascine. Ils ignorent qu&rsquo;il est sans fond. S&rsquo;ils descendent, ils seront perdus. Ilscroient qu&rsquo;ils veulent peu, ils voudront toujours plus\u2026 Et donc ils sedess\u00e9cheront, priv\u00e9s de l&rsquo;eau qui mouille l&rsquo;\u00e2me. Ils se p\u00e9trifieront. \u2026Ils neparleront plus que bard\u00e9s d&rsquo;armes lourdes et plut\u00f4t que d&rsquo;aimer, ils jouiront sansjoie de strat\u00e9gies gagnantes. Malheur, savoir cela et se voir impuissant ! \u00bb<br>M\u00eame si il \u00e9tait connu et install\u00e9, Henri Gougaud gardait pr\u00eats sa canne dep\u00e8lerin et son orgue de Barbarie. La route restait toujours une option.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Henri Gougaud aimait les anges.<br>Il disait souvent qu&rsquo;il \u00e9crivait sous leur dict\u00e9e. Il les a fr\u00e9quent\u00e9s assez pourpouvoir leur flatter les ailes, maintenant qu&rsquo;il les a rejoints et nous observer enriant.<br>Sa pr\u00e9sence lui survit et il vous arrivera s\u00fbrement de l&rsquo;entendre conter quelquechose, un jour ou l&rsquo;autre, perch\u00e9 sur votre \u00e9paule.<br>Henri, tu es seulement parti un peu plus t\u00f4t que ceux et celles qui te pleurent.<br>Tu nous laisses un essaim de plumes pour que le chemin nous soit plus l\u00e9ger.<br>Aucun L\u00e9th\u00e9 ne te coupera la parole ni n&rsquo;effacera ta m\u00e9moire.<br>A nous de continuer \u00e0 conter en puisant dans tes livres.<br>Fais-nous confiance pour te voler.<br>Fais nous voler, pour colporter ta confiance en la vie, en l&rsquo;espoir, en la beaut\u00e9 du monde.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><br>Nathalie L\u00e9one.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Et voil\u00e0 l&rsquo;au-revoir r\u00e9dig\u00e9 par Henri en mars dernier et publi\u00e9 sur sa page facebook :<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>Chers amis,<\/p>\n\n\n\n<p>Les temps sont venus o\u00f9 nos routes vont se s\u00e9parer, je vais d\u00e9sormais emprunter les chemins de l\u2019intime au gr\u00e9 de l\u2019amour de mes tout proches. Je me laisse d\u00e9couvrir chaque matin l\u2019impr\u00e9visible, qu\u2019il m\u2019emporte encore plus loin vers le d\u00e9sir et la force de dire oui, de dire non, de rire <a><\/a>au ciel, d\u2019\u00e9couter la tendresse.<\/p>\n\n\n\n<p>Si vous voulez me retrouver, feuilletez les pages des livres que j\u2019ai \u00e9crits, fredonnez les ritournelles que j\u2019ai chant\u00e9es, j\u2019y serai tel que vous m\u2019avez connu.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme je ne me suis r\u00e9clam\u00e9 de personne, ne vous r\u00e9clamez pas de moi.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai eu pour ambition secr\u00e8te que mes mots vous d\u00e9lestent des ma\u00eetres et chapelles qui vous emp\u00e8sent les r\u00eaves<\/p>\n\n\n\n<p>Alors quittons-nous sur une Pens\u00e9e de Walt Whitman<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Je vous adjure de laisser tout libre, comme j\u2019ai laiss\u00e9 tout libre.<\/p>\n\n\n\n<p>Qui que vous soyez me tenant \u00e0 pr\u00e9sent dans la main, l\u00e2chez-moi et partez sur votre propre route. \u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p>Henri Gougaud<\/p>\n\n\n\n<p>Le 11 mars 2024<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\nhttps:\/\/www.facebook.com\/henrigougaud\n<\/div><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lorsque s&rsquo;en vont ceux d&rsquo;entre nous qui ont port\u00e9 haut leur flamme, partageant lalumi\u00e8re de leur po\u00e9sie, impossible d&rsquo;\u00e9crire qu&rsquo;ils se seraient \u00ab\u00a0\u00e9teints\u00a0\u00bb!En ce 6 mai 2024, Henri Gougaud a quitt\u00e9 ce monde\u2026 Seulement pour ce qui est de sa part palpable.Amiti\u00e9 ind\u00e9l\u00e9bile, reconnaissance, respect, admiration\u2026 Tels sont les mots que levent apporte \u00e0 nos oreilles, avec des accents de partout.L&rsquo;APACC rend hommage \u00e0 l&rsquo;homme, au conteur, au po\u00e8te, au transmetteur.Henri Gougaud fut grand tisseur de litt\u00e9ratures orales et \u00e9crites. Leur \u00e9treinte futsouvent ind\u00e9m\u00ealable, car le mariage \u00e9tait heureux !Ceux qui ont suivi longuement son atelier parlent d&rsquo;un ma\u00eetre d&rsquo;oeuvre, qui accompagne chacun dans une grande bienveillance, transmet les secrets de l&rsquo;outil, en soulignant l&rsquo;importance d&rsquo;\u00eatre toujours libre\u2026 Lorsque les apprentis commen\u00e7aient \u00e0 fortifier leurs ailes, il leur disait de suivre leur propre chemin, en restant fid\u00e8les \u00e0 eux-m\u00eames.Voici donc le moment venu, Henri, de te dire un immense merci.Pour beaucoup d&rsquo;entre nous, c&rsquo;est avec le coeur gros, mais pleins de tes mots.Nous te souhaitons bon voyage. PS : Il nous pla\u00eet de penser qu&rsquo;\u00e0 ton arriv\u00e9e, ce sacr\u00e9 Bernard Pivot t&rsquo;ait ouvert laporte en disant : \u00ab\u00a0Ah te voil\u00e0, Henri. Installe-toi. On va faire le tour ensemble, je viensjuste d&rsquo;arriver!\u00a0\u00bb Voici, un texte d&rsquo;hommage de Nathalie, qui a travaill\u00e9 longtemps \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s. Henri Gougaud est mort.Impossible.C&rsquo;est une fake news.Il nous fait un tour \u00e0 la Nasr Eddin : Alors qu&rsquo;un moribond r\u00e9veill\u00e9 tambourinedans son cercueil et r\u00e9clame de sortir, le hadj chuchote : \u00ab Arr\u00eate de bouger et tais-toi ! Tu vas pouvoir entendre ton \u00e9loge fun\u00e8bre, veinard ! \u00bbHenri Gougaud aurait certainement aim\u00e9 entendre son \u00e9loge fun\u00e8bre. Il ne craignait pas de dire que les compliments l&rsquo;\u00e9moustillaient et lui donnaient du coeur \u00e0 l&rsquo;ouvrage. Un jour qu&rsquo;il doutait de son \u00e9criture et qu&rsquo;il avait d\u00e9laiss\u00e9 sonbureau pour faire sombrement le tour du lac de Vincennes, il a vu une femme sur un banc qui lisait B\u00e9libaste. Joyeux, il est retourn\u00e9 \u00e0 sa plume. Henri Gougaud est mort.Impossible.Il semblait si fort plant\u00e9 l\u00e0, dans le temps. Il semblait \u00e9ternel. De sa voixtranquille et chantante, il semblait conter \u00e0 l&rsquo;oreille pour l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9. On pouvaitm\u00eame se dire qu&rsquo;au jour de notre propre mort, il viendrait nous veiller. Il n&rsquo;avaitpas d&rsquo;\u00e2ge. Comme si, \u00e0 un moment donn\u00e9, il s&rsquo;\u00e9tait arr\u00eat\u00e9 de vieillir.Henri Gougaud est mort.Impossible de dire des p\u00e9riphrases comme \u00ab il est parti, il nous a quitt\u00e9s, il apass\u00e9 \u00bb.Il est mort.Il n&rsquo;avait pas peur du mot. Il en parlait famili\u00e8rement comme d&rsquo;une simpledouane qui n&rsquo;interrompt certainement pas la vie. La mort arr\u00eate juste lebattement d&rsquo;un corps. Il disait m\u00eame que la mort ne r\u00e9sout rien et que le myst\u00e8rese d\u00e9robe encore dans l&rsquo;au-del\u00e0. Que c&rsquo;est une \u00e9tape avant de revenir ripailler denouveau avec les ignares. Henri Gougaud est mort.Non. Comme il l&rsquo;a dit, ses mots restent, sa voix nous reste. Il a dit ce qu&rsquo;il avait \u00e0dire, et \u00e0 le dire il a d\u00e9di\u00e9 sa vie. Il nous a laiss\u00e9 une oeuvre immense, uneprofusion de romans, de livres de contes, de chansons, de po\u00e8mes\u2026 Il travaillaitbeaucoup, il travaillait lentement. Chez lui la tortue l&#8217;emportait sur le li\u00e8vre.D&rsquo;un pas \u00e9gal et r\u00e9gulier, il composait ses livres. Apr\u00e8s avoir fui ses originespaysannes, il les avait rejointes, disait-il : chaque jour, \u00e0 l&rsquo;encre, il tra\u00e7ait dessillons.Cette oeuvre prolifique nous reste. D\u00e8s qu&rsquo;on le lit, on l&rsquo;entend. Sa voix, sa parolesont intens\u00e9ment nourrissantes. C&rsquo;est une averse sur l&rsquo;herbe s\u00e8che, un rayon quimue l&rsquo;herbe en fleur. Henri Gougaud est mort.Il emporte avec lui un monde qui rend profond\u00e9ment nostalgique. L&rsquo;atmosph\u00e8rede ces a\u00e8des des ann\u00e9es d&rsquo;apr\u00e8s-guerre, qui se m\u00e9fiaient du fric et du pouvoir.L&rsquo;atmosph\u00e8re des Brassens, des chanteurs de l\u2019\u00c9cluse, des anarchistes.\u00abL&rsquo;avidit\u00e9 ( des humains), dit l&rsquo;ange dans \u00ab le rire de l&rsquo;ange \u00bb, la hargne dego\u00fbter \u00e0 la toute puissance, voil\u00e0 leur maladie. C&rsquo;est comme un puits qui lesfascine. Ils ignorent qu&rsquo;il est sans fond. S&rsquo;ils descendent, ils seront perdus. Ilscroient qu&rsquo;ils veulent peu, ils voudront toujours plus\u2026 Et donc ils sedess\u00e9cheront, priv\u00e9s de l&rsquo;eau qui mouille l&rsquo;\u00e2me. Ils se p\u00e9trifieront. \u2026Ils neparleront plus que bard\u00e9s d&rsquo;armes lourdes et plut\u00f4t que d&rsquo;aimer, ils jouiront sansjoie de strat\u00e9gies gagnantes. Malheur, savoir cela et se voir impuissant ! \u00bbM\u00eame si il \u00e9tait connu et install\u00e9, Henri Gougaud gardait pr\u00eats sa canne dep\u00e8lerin et son orgue de Barbarie. La route restait toujours une option. Henri Gougaud aimait les anges.Il disait souvent qu&rsquo;il \u00e9crivait sous leur dict\u00e9e. Il les a fr\u00e9quent\u00e9s assez pourpouvoir leur flatter les ailes, maintenant qu&rsquo;il les a rejoints et nous observer enriant.Sa pr\u00e9sence lui survit et il vous arrivera s\u00fbrement de l&rsquo;entendre conter quelquechose, un jour ou l&rsquo;autre, perch\u00e9 sur votre \u00e9paule.Henri, tu es seulement parti un peu plus t\u00f4t que ceux et celles qui te pleurent.Tu nous laisses un essaim de plumes pour que le chemin nous soit plus l\u00e9ger.Aucun L\u00e9th\u00e9 ne te coupera la parole ni n&rsquo;effacera ta m\u00e9moire.A nous de continuer \u00e0 conter en puisant dans tes livres.Fais-nous confiance pour te voler.Fais nous voler, pour colporter ta confiance en la vie, en l&rsquo;espoir, en la beaut\u00e9 du monde. Nathalie L\u00e9one. Et voil\u00e0 l&rsquo;au-revoir r\u00e9dig\u00e9 par Henri en mars dernier et publi\u00e9 sur sa page facebook : Chers amis, Les temps sont venus o\u00f9 nos routes vont se s\u00e9parer, je vais d\u00e9sormais emprunter les chemins de l\u2019intime au gr\u00e9 de l\u2019amour de mes tout proches. Je me laisse d\u00e9couvrir chaque matin l\u2019impr\u00e9visible, qu\u2019il m\u2019emporte encore plus loin vers le d\u00e9sir et la force de dire oui, de dire non, de rire au ciel, d\u2019\u00e9couter la tendresse. Si vous voulez me retrouver, feuilletez les pages des livres que j\u2019ai \u00e9crits, fredonnez les ritournelles que j\u2019ai chant\u00e9es, j\u2019y serai tel que vous m\u2019avez connu. Comme je ne me suis r\u00e9clam\u00e9 de personne, ne vous r\u00e9clamez pas de moi. J\u2019ai eu pour ambition secr\u00e8te que mes mots vous d\u00e9lestent des ma\u00eetres et chapelles qui vous emp\u00e8sent les r\u00eaves Alors quittons-nous sur une Pens\u00e9e de Walt Whitman \u00ab Je vous adjure de laisser tout libre, comme j\u2019ai laiss\u00e9 tout libre. Qui que vous soyez me tenant \u00e0 pr\u00e9sent dans la main, l\u00e2chez-moi et partez sur votre propre route. \u00bb Henri Gougaud Le 11 mars 2024<\/p>\n","protected":false},"author":23,"featured_media":3547,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-3546","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/conteurspro.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3546","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/conteurspro.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/conteurspro.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/conteurspro.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/users\/23"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/conteurspro.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3546"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/conteurspro.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3546\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3573,"href":"https:\/\/conteurspro.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3546\/revisions\/3573"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/conteurspro.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3547"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/conteurspro.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3546"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/conteurspro.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3546"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/conteurspro.fr\/site\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3546"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}