La nouvelle commission Formation 

La commission formation s’est ouverte en septembre 2025

Qui sommes-nous ?
Nous sommes 8 conteuses et conteurs professionnel-les, tous et toutes adhérent-es de l’Association Professionnelle des Artistes Conteurs et Conteuses et qui avons de très nombreuses années d’expérience dans notre métier, tant sur le plan artistique que sur le plan pédagogique : Catherine G., Jacques C., Cécile B., Caroline S., Alexandra R, Françoise D, Florence F., Ralph N.Au sein de cette commission nous avons commencé à réfléchir à ce que serait une formation professionnalisante à l’art du conte aujourd’hui.

Un constat : 
Il y a nécessité de clarifier la spécificité du conte car nos organismes de tutelle attendent de notre part une parole lisible et unifiée.
L’enjeu majeur réside dans le besoin de mieux définir le « cœur de métier » du conteur afin d’éviter la confusion avec le théâtre ou d’autres arts de la scène (monologue, humour, etc) en évitant, par exemple, d’employer des mots comme : « interprète », « dramaturgie », « jeu » , etc, qui relèvent plus de la grammaire des comédiens.nes.
Il s’agit d’affirmer que le conte est aussi (mais pas que) un art de la scène, tout en préservant sa spécificité, qui est la primauté d’une parole dont nous sommes les auteurs, le lien au répertoire, la relation directe au public et une sobriété de moyens.
Travaux sur le référentiel de compétences des conteur·eusesSuite à nos premières réunions de travail en visio, voici une synthèse destinée à clarifier les orientations partagées autour de l’élaboration d’un référentiel de compétences des conteur·euses.La mise en place d’un référentiel de compétences spécifique à l’art du conte apparaît aujourd’hui indispensable pour :   Clarifier la spécificité artistique de notre artRenforcer la reconnaissance institutionnelle de notre disciplineFaciliter l’accès aux dispositifs de financement (Qualiopi, France Compétences)Soutenir la viabilité économique des formations futures
Nous proposons de commencer par définir un socle minimal de compétences artistiques spécifiques (distinct d’un « référentiel métier » plus large, intégrant les dimensions administratives, sociales, de diffusion et de réseaux professionnels).
Ce socle constituerait la « première marche » de ce qui permettrait d’identifier clairement une pratique comme relevant du conte.
Fondamentaux évoqués pour le socle minimal de compétencesAncrage dans le répertoire traditionnel     Auteur de sa propre version du récit    Maîtrise de la narration orale et de la structure du récitRelation directe au publicMaîtrise du corps et de la voixCapacité d’adaptabilité    Remarque : l’objectif pour nous est d’identifier un minimum spécifique sans rigidifier une pratique par nature vivante et plurielle.Concernant les enjeux de transmission et de pérennité de l’art du conte,
nous avons constaté une connaissance limitée du répertoire chez de nombreux conteurs et conteuses émergent.es et par contre une forte présence des récits de vie.La reconnaissance de la discipline, l’accès aux moyens de formation et la survivance des récits traditionnels sont ainsi directement liés à la question du référentiel de compétences.Ce qui renforce la nécessité d’un cadre de formation structurant et structuré.
 
Les instances représentatives du conte en France : une proposition ?
Le Réseau National du Conte et des Arts de la Parole (RNCAP) pourrait nourrir les aspects institutionnels, administratifs et légaux de notre métier.L’association Professionnelle des Artistes Conteurs et Conteuses (APACC) porterait les dimensions artistiques et éthiques, dans une logique complémentaire et non concurrentielle.L’enjeu commun demeurant la reconnaissance et la consolidation du métier spécifique de conteur et conteuse.

Conclusion
Les premières réunions de travail de notre commission le confirment déjà : il existe bel et bien un besoin stratégique pour un référentiel de compétences.Ne serait-ce que pour la nécessité de clarifier le « cœur artistique » du conte, en lien avec le répertoire comme ancrage.Aussi, la condition pour que la reconnaissance de notre art et sa pérennité soient assurées est une formation établie sur des bases claires et des critères réalistes.
À suivre…
Jacques C. pour la commission formation