Hommage au conteur Daniel Lohmond
C’est une très belle chaîne qui se tisse, à chaque départ d’un.e de nos collègues et ami.es. C’est comme un petit éventail mouvant, un relais de mots d’amitié et d’admiration, qui se déploie, en chaque adieu… Chacun-e son tour lance vers le ciel ses mots aimants, comme une poignée de confettis que l’on aurait patiemment découpés, un à un, pour qu’ils soient si légers qu’ils atteignent au cœur celui qui part et lui fassent une tête joyeuse…
Merci pour ce relais qui nous aide à tisser les adieux !
Anne
L’hommage de Marie Tomas
Immense conteur, subtil, intelligent, à l’humour pince-sans rire, à la parole fine et toujours très délicat !
Il vint m’aider, un soir, tel un « chevalier servant », à descendre de scène alors que je venais de partager un récit qui toujours me bouleverse et discrètement, dans l’oreille me glissa une chaleureuse parole.
Adieu Monsieur Lhomond Allez retrouver les êtres aimés partis avant vous, avant nous !
Je vous souhaite un beau voyage et une belle découverte dans ce pays dont on ne sait rien, si ce n’est qu’un jour, nous le découvrirons, nous aussi ! Nous reverrons-nous, alors ? «
L’adieu de Françoise Diep
Daniel…. Ta voix, tes histoires, ta présence, ton talent.
Je me souviens de tes contes c’est sûr, mais aussi de cette petite valise à roulettes que tu traînais derrière toi en disant « C’est pas la mienne, c’est celle de mes fils »… Si peu adaptée à ta taille que tu avais fini par accrocher un foulard à la poignée pour la tirer …
A t’entendre en parler en bougonnant, on avait le sentiment que c’était une façon d’emmener tes enfants avec toi, sans dire à quel point tu étais fier d’eux (« Que c’est bruyant les gamins ! ») et combien tu les aimais, « ces petits couillons ».
Je me souviens de ta voix profonde, de tes mots si bien choisis, de ces très croyables et pas croyables histoires que tu… créais ? recevais ? composais ? Va savoir… ! On aurait dit que ça coulait de toi comme les flots de la Dordogne à Saint-Julien-de-Lampon, où tu vivais dans ta maison natale, avec famille, amis et habitudes…Et ton antre bureau, avec le panneau « Ne pas déranger »…
Quand tu es venu partager tes contes pour nos Palabrages, avec toute ta générosité, tu as annoncé la couleur, tout de suite : « Moi, je suis souple avec les horaires : si on mange pas à midi, à midi et quart, ça va encore ! »
En te filmant pour la commission mémoire de l’Apacc, nous avons découvert, avec stupeur, ta jeunesse routarde, quand tu parcourais les Etats-Unis et le monde entier avec ta guitare et ton sac à dos.
Pas étonnant que tu racontes aussi bien la Nouvelle Orléans que le pays de Pampaligòssa !
Plein de contrastes, de surprises et de richesses à partager, le bonhomme.
Les adjectifs se bousculent : généreux, prolixe, drôle, bougon, tendre, casanier, aventurier… Bourré de talent, et anxieux de bien faire, gourmand, gourmet, poète, écrivain, créateur… Amoureux de sa terre natale, de sa famille et de ses amis…
Je vais réécouter une de tes histoires, ou relire un de tes livres, pour oublier que tu es vraiment parti trop tôt, beau bonhomme…
Le mot de Jacques Combe
Un homme de cœur ! Un grand artiste du verbe et un homme simple et généreux…Très à l’écoute du débutant que j’étais..
Comme un ami, il va m’accompagner sur le chemin du conte que je veux défendre…
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